Nicole Garcia has narrated 3 audiobooks on Listento.it by 3 authors, with an average listener rating of 5★ across 1 ratings. The most-rated is La vie heureuse.

De ce que l'homme n'a pas d'autre choix que d'être "artisan de sa propre vie" pour tendre à la "tranquillité de l'âme", Sénèque (qui fut, au 1er siècle après Jésus Christ, le précepteur malheureux de l'empereur Néron), déduit une morale très humaine. "Recherchons, nous dit-il, un bien qui ne vaille pas par la seule apparence, mais qui soit stable, permanent, et d'une beauté d'autant plus grande qu'elle est secrète..." Le philosophe tel qu'il l'incarne est trop lucide pour oser se prétendre sage - mais il ne peut non plus céder aux illusions communes. Aussi nous donne-t-il une leçon de liberté. Nicole Garcia donne sa voix, charnelle et docte, à l'esprit de Sénèque. Elle sait épouser toutes les formes de La vie heureuse pour en faire ressortir la force originelle.
(p) et © Frémeaux et Associés / Groupe Frémeaux Colombini SA 2004

Je m'appelle Anna Livia est le récit âpre, tendu entre noir et lumière telle une tragédie grecque, de l'irracontable, l'inceste. Deux voix - celle d'une femme depuis longtemps partie du domaine, la mère d'Elisabeta, qui questionne ; celle du serviteur Josefino qui revit la découverte, un matin, du corps suicidé de son maître -, et un silence hanté : "Ainsi c'était déjà là. C'était là avant que de se faire. Comme dérivant à la surface d'un rêve obscur. Avant même qu'elle ait pu penser. Un jour peut-être." Sa mère l'appelle, par-delà la violence de sa propre histoire : celle d'une fille de la basse ville "achetée" par un riche propriétaire, et, sans un mot, arrachée à son enfance. Alors s'écrit ce qui n'a pu être dit ni pensé : "Son père, il est tout ce qu'elle sait et tout ce qu'elle possède, dans l'insondable nostalgie jamais apaisée du temps d'avant, de ce temps mystérieux, enfoui au plus profond, où elle vivait en quelqu'un d'autre, le temps de l'unité maintenant perdue."
©2006 Grasset (P)2006 Édition des femmes

Ce texte enregistré en lecture publique le 24 novembre 1991, au théâtre de La Métaphore à Lille, est paru dans la Bibliothèque des voix, dans une lecture à trois voix de Nicole Garcia, Christèle Wurmser et Daniel Mesguich. "Le goût du mot assassin dur et doux dans la bouche, il faut pouvoir le dire, le goûter On pourrait le sertir, le monter comme une pierre À l'anneau de la main, Comment en est-on venu à le traiter Comme un mot étranger ? L'assassin L’accessoire essentiel du théâtre, l'as de nos tragédies Pourrais-tu m'expliquer ce tour de passe-passe Au théâtre, l'être humain est un assassin En réalité l'assassin s'appelle être humain Je me demande pourquoi nous appelons théâtre le théâtre seulement, mais pas la vie Et saurais-tu me dire pourquoi nous craignons tant de voir ce que nous ne craignons pas de faire Le crime commence au petit déjeuner Entre les tartines les poignards, le soir Nous étouffons le meilleur de nous Sous un oreiller, je ne sais pas combien d'enfants." H. C.
©2018 Éditions des Femmes (P)2018 Éditions des Femmes